Le 9 octobre dernier, la Chine a durci considérablement son contrôle sur l‘exportation des terres rares. Elle exige des licences d’exportation pour tout produit contenant des terres rares d’origine chinoise, même s’il s'agit d'un produit fabriqué à l’étranger. En vingt ans, la Chine s'est imposée comme la première puissance dans le commerce des terres rares puisqu’elle produit aujourd’hui environ 60 % des terres rares extraites dans le monde et contrôle près de 90 % de leur raffinage. Sa décision a fait réagir le monde entier, considérant la nécessité de ces minéraux essentiels pour les secteurs tels que le numérique, l’automobile, l’énergie ou encore l’armement.
Du côté de Taïwan, dès l’annonce du renforcement des contrôles par la Chine, le ministère de l’Economie s'est voulu rassurant, en précisant que cette décision n’affecte qu’indirectement l’industrie des semi-conducteurs. Toutefois, les secteurs des drones et des véhicules électriques seront touchés. Des mesures sont déjà entreprises afin de réduire la dépendance de Taïwan à l'importation.