Le décryptage d'aujourd'hui vous propose de revenir sur les récents développements, du côté taïwanais, des enquêtes concernant le groupe Prince, un conglomérat cambodgien désormais qualifié d'"organisation criminelle transfrontalière” par les autorités américaines et britanniques et accusé d'être la vitrine légale d'un réseau criminel qui utilise le travail forcé pour faire fonctionner des centres d'escroqueries en ligne. Le groupe est par ailleurs accusé d'être étroitement lié au régime politique cambodgien et de bénéficier, à ce titre, de la complicité de la police locale.
Si Taïwan est concerné, c'est que les centres d'escroquerie aux télécommunications au Cambodge ont fait des centaines de victimes taïwanaises, réduites au travail forcé au Cambodge après s'être rendues sur place suite à des offres d'emploi alléchantes mais mensongères. Taïwan est aussi concerné en raison du fait que parmi les personnes travaillant dans ces réseaux criminels, de nombreux Taïwanais sont impliqués de leur plein gré en tant que recruteurs, managers ou à d'autres postes.
À Taïwan, c'est le 16 octobre que le Bureau des producteurs de Taipei a annoncé qu'une enquête avait été lancée le 9 octobre avec le Bureau des enquêtes du ministère de la Justice suite à la désignation d'organisation criminelle transfrontalière par le département du Trésor américains et après avoir déterminé que des ressortissants taiwanais ainsi que des entreprises taiwanaises étaient probablement impliquées dans les activités du groupe.