Au début de l'année, l’opposition composée du KMT et du TPP au Parlement a amendé la loi sur les services d’emploi qui permet aux personnes âgées de 80 ans de faire appel à des aides à domicile étrangères sans passer par une évaluation médicale. Cette loi entrée en vigueur le 1er août dernier permet aux 530 000 Taïwanais en bonne santé, qui ne sont ni handicapés ni atteintes de démence d’avoir accès aux travailleurs migrants. Avant l’application de la loi amendée, le ministère du Travail avait estimé qu’environ 100 000 solliciteront cette aide étrangère ce qui a suscité une vive polémique. Les groupes de la société civile s’inquiètaient surtout d’une pénurie importante de soignants étrangers et du fait que les soignants étrangers vont plutôt choisir des employeurs qui leur permet d’« éviter les cas les plus difficiles ». Les familles ayant des patients gravement malades, atteints de maladies rares, de démence ou handicapés devront inévitablement augmenter les salaires pour garder leurs soignants, voire auront des difficultés à les recruter.
Cependant, trois mois après l’entrée en vigueur du nouveau système, seulement 8 000 demandes ont été faites, un chiffre bien inférieur aux attentes. Mais en considérant le vieillissement rapide de la société taïwanaise, le gouvernement tout comme la société civile estime qu'une intégration entre le système de soin assuré par les travailleurs migrants et celui de soin de longue durée est nécessaire.