Quelques mois après une première émission, voici des nouvelles de Worldwide Open Studio à Taoyuan, dans le nord-ouest de Taïwan. Sa forêt comestible et sa maison en matériaux naturels ouvertes au public, sont plus que jamais menacées. En effet, le plan d'urbanisme de la municipalité de Taoyuan, entraînerait de nouvelles expropriations, en plus de celles déjà prévues dans le cadre d'Aérotropolis.
Autour de trois nouvelles stations de la ligne de métro "verte", 300 hectares de terres, dont beaucoup sont des rizières, seraient expropriées pour construire notamment des logements sociaux, un parc, un marché de producteurs, des logements et commerces. En plus de réduire l'autonomie alimentaire de la ville, l'identité du territoire serait aussi fortement altérée.
Mais alors que la municipalité met en avant la "ville de 15 minutes" en invitant à une conférence Carlos Moreno, professeur à la Sorbonne et promoteur de ce concept, pourquoi sacrifier des rizières et des lieux de convivialité proches de la nature créés par les habitants eux-mêmes... pour du béton ?
Selon l'Alliance pour la protection des terres agricoles de Taoyuan, le plan d'aménagement foncier présenté par la municipalité perpétue les logiques de table rase basées sur les considérations financières. N'est-ce pas en contradiction avec la "ville du quart d'heure" ?
Les ONG exhortent le maire Chang San-cheng à retirer la proposition d'aménagement foncier, à en examiner les lacunes et à repenser le plan d'urbanisme pour permettre la coexistence harmonieuse avec les zones rurales.
Les riverains ont également invité Carlos Moreno à visiter le site qui doit faire l'objet d'une expropriation pour se faire une idée concrète de ce que pourrait être un développement urbain réellement centré sur les citoyens. Celui-ci n'en a apparemment pas eu le temps.
Pour plus de détails, retrouvez l'interview de Li Chien-Hung, représentant de l'Alliance pour la protection des terres agricoles de Taoyuan.