En novembre, la nouvelle Première ministre japonaise Sanae Takaichi avait laissé entendre qu’un engagement militaire serait envisageable si l’île de Taïwan venait à être attaquée, invoquant la légitime défense collective. Ces propos ont provoqué une vive réaction de la Chine, qui a ensuite entamé une série de mesures de représailles contre Tokyo, en annulant entre autres les visites de touristes chinois ou les importations de fruits de mer japonais.
Par la suite, lors d’un entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump, le président chinois Xi Jinping a mentionné de manière proactive que « la réunification de Taïwan avec la Chine est une partie importante de l’ordre international d'après-guerre. » Après cet entretien téléphonique, Donald Trump s’est ensuite entretenu au téléphone avec Sanae Takaichi. Beaucoup considèrent ce dernier échange comme une suite des propos de Sanae Takaichi au sujet de Taïwan.
Cette série d’événements a une fois de plus mis la question de Taïwan sur le devant de la scène internationale. Pour certains chercheurs, l’internationalisation de la question taïwanaise représente un glaive à double tranchant pour Taïwan.