La loi sur le salaire minimum fait partie du programme électoral de l’actuelle présidente de la République Tsai Ing-wen qui briguait son premier mandat en 2016. Deux années plus tard, le ministère du Travail a élaboré le projet de loi sur le salaire minimum qui a enfin été voté hier le 12 décembre par le Parlement, soit cinq années après son élaboration.
Selon le principe de la liberté contractuelle, les salaires sont à négocier entre les employeurs et les employés. Cependant, dans le but de protéger les droits et intérêts des travailleurs ainsi que leur niveau de vie minimum, l’article 21 de la loi fondamentale sur le travail stipule que les salaires fixés par les deux parties ne doivent pas être inférieurs au salaire minimum. Depuis l’arrivée au pouvoir de Tsai Ing-wen, le gouvernement a augmenté chaque année le salaire minimum qui représente une hausse de 37,3% en huit ans. Ces hausses successives ont vu le jour malgré l'absence de loi sur le salaire minimum.
Pan Shih-wei (潘世偉), ancien ministre du Travail et professeur à la faculté du Travail de l’Université de la Culture chinoise, partage avec nous son point de vue sur cette nouvelle loi qui suscite tout de même des inquiétudes aussi bien du côté du patronat que de celui des syndicats.