Un tribunal de Hong Kong a condamné lundi Jimmy Lai, figure emblématique du mouvement pro démocratie à Hong Kong et fondateur du journal Apple Daily, à 20 ans de réclusion au chef de collusion avec l’étranger et publication séditieuse, en vertu de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin en 2020. Cette sentence est la plus lourde depuis l’entrée en vigueur de cette loi. En même temps, huit autres personnes également du monde des médias ont été condamnées à des peines allant de 6 ans et trois mois à 10 ans. Pour mémoire, selon le classement de RSF, Hong Kong était classé au 18e rang mondial de la liberté de la presse en 2002, avant de dégringoler au 80e rang en 2020 puis 140e sur 180 pays et régions en 2025.
Ces condamnations soulèvent de graves préoccupations sur l’état de la liberté de la presse et des droits humains à Hong Kong. En réalité, dès décembre 2025, un tribunal de Hong Kong avait rendu un verdict de culpabilité de 855 pages à l’encontre du magnat des médias Jimmy Lai.
Ces lourdes condamnations dans le cadre de la loi sur la sécurité nationale témoigne-t-elle d'une tendance de la justice hongkongais vers l’autoritarisme ? Dr. Eric Yan-ho Lai, un chercheur hongkongais qui travaille au Centre juridique asiatique de l’Université de Georgetown aux Etats-Unis, souligne d'ailleurs que Jimmy Lai n'a pas bénéficié d'une équité suffisante lors de son procès.