La semaine dernière, nous avons fait un petit tour au cimetière de Nanshan, à Tainan, le plus ancien et le plus vaste de Taïwan, aux côtés de Lee Yen-ping. Aujourd'hui, elle nous raconte comment elle a été amenée à s'y intéresser. Sa réponse vous surprendra !
De fil en aiguille, elle a pris conscience que ce cimetière - un véritable livre d'histoire à ciel ouvert, mine d'or pour les chercheurs - était menacé par des projets de la mairie, qui souhaite faire de certaines zones un crématorium-colombarium, un parking, ainsi qu'un parc. Alors, en tant que citoyenne, elle a décidé de se consacrer, pendant plusieurs années, à la documentation du cimetière sur la page 地上台南 - 南山公墓, en vue de sa préservation.
Elle a aussi pointé du doigt des failles du projet municipal au regard de la loi sur la préservation du patrimoine et en matière d'évaluation d'impact environnemental. Retrouvez son témoignage dans cette émission !
Suite de cet épisode :
Une expérience douce-amère: Commission et forum citoyen sur Nanshan en 2020
Précédents épisodes de la série sur la diversité des pratiques funéraires et des relations entre les défunts et les vivants à Taïwan :
Entre l'eau et le feu : retour sur le Mois des Fantômes à Keelung
Des chants pour accompagner les défunts à l'Olympiade culturelle de Paris
Explorer la diversité de Taïwan en décryptant les tombes
Thakbong : lire l'histoire de Taïwan à travers la diversité des tombes
Du cimetière au colombarium, évolution des pratiques funéraires
Echapper aux mauvais esprits et dire au revoir aux défunts
Tendre la main pour aider à traverser les épreuves dans l'autre monde
Quand les fantômes prennent leurs vacances dans le monde des vivants...
Hommage aux âmes errantes des sacrifiés pour la liberté et la démocratie
Ce qu'un cimetière peut nous apprendre sur les défunts... et les vivants
Destruction des cimetières : enjeux économiques, politiques et facteurs culturels
Les liens avec les défunts et les pratiques funéraires chez les autochtones de Taïwan