Taïwan a récemment annoncé que les plateformes matérielles destinées aux bateaux drones suicides seront produites localement, tandis que la technologie logicielle sera importée de l’étranger. Le ministère de la Défense prévoit d’augmenter le budget consacré à l’acquisition de ces bateaux drones suicides, passant de 18 milliards à 28 milliards de dollars taïwanais (envion un milliard d'euros).
Les navires de surface sans équipage (USV) ne sont en réalité pas limités aux missions d’attaque suicide: selon les besoins opérationnels, ils peuvent transporter différentes charges utiles afin d’effectuer une variété de missions de combat. D'ailleurs cette flexibilité est l’une des raisons pour lesquelles Taïwan cherche à investir davantage dans le développement des USV, bateaux drones. Les principaux composants de ces navires sont des systèmes autonomes d’évitement et de conournement d’obstacles, ainsi que des technologies avancées d’attaque en essaim basées sur l’intelligence artificielle. La possession de ces deux technologies de pointe est nécessaire pour que les bateaux drones suicides puissent atteindre des capacités mûres d’attaque surprise et de frappe, en cas de conflit, pour renforcer la capacité de réponse de défense taïwanaise.